Etape 9

 


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Jeudi 19 Juin : Petra Piana (1842m) - Manganu (1600m)

Dénivelé : +537m / -779m

[Julien raconte]

Le réveil est à 4h30 mais un groupe se lève à 4h en faisant plein de bruit, du coup on est debout à 4h15. Dehors les sommets sont dégagés mais la vallée est dans les nuages. On est à la limite de la couche, juste au-dessus, c’est très joli avec le lever de soleil. Les nuages semblent remonter et Priscilla n’a pas l’air tranquille : du coup elle se prépare très vite pour partir avant que les nuages nous rejoignent : 5h15, record battu… Annie et Bernard, 2 parisiens qu’on voit à chaque refuge depuis Vizzavona, partent juste après nous.

On entame la traditionnelle « montée du matin »  vers le Col de la Haute Route. On croise une jolie salamandre enceinte qui prend sa douche dans un ruisseau. La vue sur le Monte d’Oro entouré d’une mer de nuages est magnifique. Le vent souffle fort. On passe le col et on aperçoit le lac de Renoso en contrebas. On traverse quelques névés, je m’enfonce dans un trou jusqu’à la taille. J’ai bien du mal à me dégager, Guigui dégaine l’appareil photo au lieu de m’aider. Je suis plein de neige, j’ai les doigts gelés… On découvre ensuite les lacs de Mélo et Capitellu puis on suit une crête jusqu’à la brèche de Capitellu, point culminant du GR à 2225m.

Redescente dans la grosse caillasse puis un peu de verdure qui fait du bien aux articulations jusqu’à Manganu. Le refuge a été refait il y a deux ans, c’est tout neuf et très beau. Par contre il n’y a pas de pain. Repas de midi au soleil : cassoulet, saucisses-lentilles, chocolat fondu, canistrellis : pas mal !

[Priscilla raconte]

Les garçons se plaignent de ne pas encore avoir vu de sangliers, mais moi je ne suis pas si pressée que ça ! La nuit dernière, des sangliers ont attaqué une tente au bivouac, attirés par l’odeur de la nourriture. Ils ont également déchiré une autre tente : on se croirait dans le film « Les randonneurs » !

Autre chose : depuis Vizzavona, le rythme de marche a vraiment changé ! D’habitude, départ au mieux à 6h30, pique-nique sur le GR et arrivée au refuge en fin d’après-midi, crevés : plus de place au bivouac, pas le temps de se reposer ou de faire une lessive. Depuis qu’on n’est plus que 3, départ très tôt et on fait nos 6 heures de marche, d’une traite, sans s’arrêter (du moins pour moi car le temps que je rattrape les garçons qui se reposent en m’attendant, on repart tout de suite !) Conclusion, non seulement on torche les temps du topo-guide, mais on arrive les premiers au refuge vers 11h. On pique-nique sur place en profitant des installations et des tables en bois puis on a le temps de faire une sieste ou d’aller se baigner dans le torrent : motivé aujourd’hui, Guigui ? Ça donne un rythme beaucoup plus « vacances » à notre partie Nord du GR20.

[Guillaume raconte]

Bah non, pas trop motivé pour la baignade. Par contre Juju est motivé par les chutes aujourd’hui ! Après la neige ce matin, il est tombé de façon grotesque dans les rochers près du ruisseau cet après-midi. Il avait mon appareil photo dans les mains, heureusement, il est tombé les bras en l’air (de façon héroïque au péril de sa vie).

Cette après-midi, petite sieste sous la tente tandis que Priscilla dort toute l’après-midi. Julien va la réveiller pour aller manger : pastas + lyophilisés en compagnie d’Annie et de Bernard et de deux lapons suédois.

[Priscilla raconte]

Je découvre sur une grande carte murale de la Corse qu’en fait il existe plein de sentiers de randonnées qui traversent la Corse de part en part : le GR20, bien sûr, mais aussi 3 Mare a Mare et deux Mare e Monti. Qui est motivé pour revenir l’année prochaine ? Il y a de quoi faire !

Sinon, on finit le repas comme d’habitude ces derniers jours, avec les fameux canistrellis (gâteaux corses assez secs !) et une plaquette de chocolat. C’est de la pure gourmandise mais ce que j’aime sur le GR20, c’est qu’on peut manger et dormir à volonté, personne ne nous le reprochera ! D’ailleurs je commence à faire des rêves bizarres à force de dormir, mais je vous passe les détails.

On va pouvoir délivrer un diplôme « ès allumeur de gaz » à Julien qui commence à grave maîtriser le sujet. En effet, « il faut d’abord allumer une veilleuse avec une allumette et maintenir le bouton enfoncé pendant 15 s pour que la sécurité se débloque. Il faut ensuite relâcher le bouton et trouver un cran intermédiaire vers la gauche pour allumer le brûleur. » (interview en exclusivité de Julien Magerel au refuge de Manganu le 19/07/03 à 19h30.) Julien est également très compétent pour penser à faire bouillir de l’eau le soir pour la mettre dans la thermos et avoir de l’eau chaude le matin pour le petit déjeuner : une vraie petite fée du logis !

Guillaume n’aime pas les frimeurs qui affichent sur leur tee-shirt « sommet 6578m 1999 » Alors il projette de se faire un tee-shirt avec marqué dessus « Everest 8848m en tongues et sans oxygène 2002 » !!!

 

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