Etape 10

 


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Vendredi 20 Juin : Manganu (1600m) - Castel di Verghio (1404m)

Dénivelé : +143m / -339m

[Priscilla raconte]

Encore une bonne nuit passée sur un vrai matelas, enfin pour moi car les garçons ont dormi sous la tente, eux ! A part un ou deux interludes qui ont réveillé tout le dortoir : un chien a voulu s’incruster entre deux randonneurs pour dormir et s’est fait jarter par Bernard avec bruit et fracas ! Il paraîtrait aussi qu’un randonneur est tombé de sa couchette, mais cette information est à vérifier.

Sinon, réveil un peu dur à 4h30 par Julien aidé d’Annie qui dormait à côté de moi cette nuit. On traîne un peu ce matin mais je suis quand même prête avant Julien ! Départ à 5h50 par un petit matin au ciel clair : du beau temps enfin, ça fait plaisir ! L’étape d’aujourd’hui est relativement plate. On traverse deux plateaux très bucoliques avec beaucoup de veaux tout tout jeunes et même un poulain que Julien essaie de mitrailler. On croise aussi notre premier cochon sauvage, tout noir ! Depuis le temps qu’on cherchait à en voir un !

On atteint assez vite le lac de Nino et les garçons s’extasient. Guillaume veut aller courir tout nu dans l’herbe ! Long arrêt de 35 min pour profiter du paysage : on le classe dans le top 5 du GR20. On a rattrapé Annie et Bernard qui étaient partis un peu plus tôt que nous ce matin. A part eux on est tout seuls au monde, c’est super !

On reprend notre marche jusqu’au col St Pierre. Guillaume commence à compter le nombre de personnes qui nous croisent en sens inverse mais abandonne au bout de 40… Je pense que le refuge de Manganu va être bondé ce soir ! On aperçoit pour la première fois depuis notre départ la mer et la côte Ouest de la Corse : on pense que ce doit être Porto. C’est bon, on tient le bon bout ! D’après Julien, on est presque arrivés à Castel di Verghio, alors les deux garçons tracent devant. Conclusion : je marche seule pendant 1h30 en les maudissant un peu. Je ne les retrouve qu’à 10h50 à Castel di Verghio, soit-disant qu’ils n’étaient que 10 min devant moi !…

Enfin bon, on va s’installer à la terrasse de l’hôtel pour pique-niquer. Il y a deux petits chatons adorables qui adoptent Guillaume très vite ! Il doit savoir y faire avec eux ! La grande question est : continue-t-on l’étape ou est-ce qu’on s’arrête ici ? Finalement, j’ai le dessus (les garçons sont motivés pour doubler les étapes et rejoindre au plus vite leurs chéries mais je reste inflexible : on ne doublera pas les étapes ! Je veux aller jusqu’au bout ! D’ailleurs ils finissent par me remercier de ce choix car il fait très très chaud et lourd cet après-midi et marcher sous ce cagnard aurait été une vraie galère. « Qui veut aller loin ménage sa monture » ! Je sens que je vais buller tout cet après-midi à la terrasse de l’hôtel : on va se prendre une glace, passer nos coups de fils et écrire des cartes postales… Bref, glandouiller !

Guillaume et Julien n’arrivent pas à joindre les filles sur le portable de Lucien qui est toujours éteint. C’est à se demander si elles s’inquiètent pour nous ! Mais ils sont coriaces et réessaieront ce soir à 18h.

Un autre dilemme se pose : il fait super beau et le gîte est très cher ici. Or on n’a qu’une tente 2 places pour 3. Qui va dormir dehors ? Guillaume propose soit de tirer à le courte paille, soit d’établir des tours cette nuit : 20h à 23h / 23h à 01h / 01h à 04h. Affaire à suivre…

Les douches chaudes sont très appréciées et j’en profite pour me laver les cheveux. Petite précision : on n’était partis au départ qu’avec une seule brosse pour toutes les filles et ce sont Laurie et Aline qui l’ont gardée à Vizzavona. Donc je dois me démêler les cheveux avec le peigne de Julien, ce qui n’est pas une mince affaire !

On glandouille ensuite à la terrasse et Julien est affamé de ne rien faire. Il se commande un énorme sandwich jambon-beurre à 4h de l’après-midi, puis une seconde glace (un magnum svp !) : ces deux garçons sont de véritables estomacs sur pattes !

[Julien raconte]

Avec Guigui on bouge jusqu’aux fauteuils à l’ombre du bâtiment des sanitaires et on fait nos commentaires sur le comportement de nos congénères randonneurs. Il paraît qu’on ressemble à deux papi corses… Priscilla, elle, ressemble bien à une parisienne qui essaie de faire partir les marques du bronzage « randonneur »… (sans succès évidemment), le tout le portable à la main pendant que l’autre main tente désespérément de retenir le soutien-gorge qui ne demande qu’à se faire la malle ! Un beau spectacle pour tous les bivouaqueurs alentour…

On a enfin Lucien et les filles au téléphone, pour qui tout va bien sauf que « Lucien les emmène dans des chemins foireux où il y a des vipères » (Laurie). Alexis, lui, a failli rater son avion car son bus est tombé en panne, il laisse des messages désespérés sur le portable de Guigui.

Grâce à Priscilla, on a de l’eau chaude (l’eau de la machine à café) pour nos lyophilisés, il y a aussi des tomates et des yabons. On se rase pour être tout doux car finalement cette nuit Priscilla dort entre nous deux… Priscilla nous prévient qu’elle a l’habitude de péter dans la tente et que ça ne faisait pas rigoler Alexis. Ça promet…

 

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